Les amphores

Nous vous proposons une approche de l’amphore à travers l’article du site de l’Atelier de céramique de Boutiers Saint Trojan (atelier associatif pour découvrir les sensations du tournage en céramique), dans la rubrique « Tournage amphore » sur les amphores italiques, par Bernard Galy, oenologue de profession et potier-céramiste.

Cet article mentionne successivement :

Bernard Galy, L'assemblage du col et des anses sur l'amphore.

– ce qu’est une amphore et ses fonctions.

« L’amphore est un conteneur de création méditerranéenne qui servait pour la conservation des produits, le transport et le commerce. »

– leur provenance et leurs exportations.

« Les premières amphores ont été trouvées à Ougarit, en Phénicie, elles datent du 18ème siècle avant notre ère. Les Amphores seront adoptées par les Egyptiens suite aux conquêtes sur la Syrie.
On la trouve ensuite en Grèce, des amphores phéniciennes sont récupérées dans des tombes mycéniennes. »

– l’étymologie du terme.

« L’éthymologie d’ « amphore » vient du grec amphiphoreos. « qui se porte des deux côtés ». Cela a donné « amphora » chez les Romains et « amphore » en Français. »

– leurs valeurs de mesure selon les régions.

« Chez les grecs, l’Amphore est une unité de mesure de volumes elle correspond exactement à 19,44 de nos litres. Cette unité chez les Romains passe à 24 litres. »

– ce qu’elles contenaient.

« Elles pouvaient renfermer différents produits : du vin, de l’huile, des sauces de poissons putréfiés (garum) un peu semblable au Nuoc Mâm. »

– la technique d’imperméabilisation des amphores : le poissage.

«  Pour certaines applications, notamment la conservation et le transport du vin, on avait recours à l’utilisation de poix. Poisser un vase ou une amphore, était d’un grand intérêt pour pouvoir conserver le vin car la poix a des propriétés antibactériennes. Elle permettait aussi d’imperméabiliser la poterie parce que la terre cuite est poreuse. »

– ses réutilisations (telles que dans la fabrication du ciment, ou des canalisations) ou ses inutilisations.

« Étant extrêmement courante, l’amphore est parfois réutilisée, soit broyée afin d’entrer dans la composition du ciment romain, soit telle quelle comme canalisation ou pour ménager un vide sanitaire. Enfin, assez souvent, on la jette dès que son contenu est consommé : c’est ainsi que le Monte Testaccio s’est formé de l’accumulation de débris d’amphores à Rome.»

– la technique de sa fabrication.

« Le plus fréquemment, c’est le tournage qui est utilisé pour la façonner. Afin de la fabriquer, le potier forme d’abord un fût, puis y ajoute col, pointe et anses. »

(Ici est cité l’intégralité de l’article.)

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